Ces gens là ....... Que je méprise

En quelques jours d'intervalle, je suis victime d'humiliation et de vexation en publique ;
En effet j'étais entrain d'attendre monsieur le chef de département dans un couloir vide, pour qu'il veuille bien me recevoir, reflexe de femme, je pris un miroir pour mettre un rouge à lèvres, une folle furieuse surgit de nulle part et me dit qu'il ne fallait pas que je me gêne que je n'étais pas dans ma salle de bain, et qu'ici c'est un lieu de savoir, et pour couronner le tout que j'étais irrespectueuse et impolie.
Quelques jours après comme si cela ne suffisait pas, je décide s'assister à un cours de français en tant qu'auditrice libre, la professeur,( une femme encore), m'interpelle en plein cours et me dit que la moindre des politesses aurait été de demander l'autorisation, et me demande de quitter la salle en plein milieu du cours, comme un paria, les élèves qui me fixaient comme pour renforcer sans doute le sentiment de honte .
Je sors alors abasourdie, honteuse, en une semaine je me reçois les foudres de deux acariâtres ménopausées ; et puis j'essaye de comprendre. Si je comprends bien, c de respects dont je manque. Mais de quel respect me parle t on ? Celui des lieux du savoir qui sont devenus de vrais « baisoirs à ciel ouvert », ou encore de ces fenêtres arrachées par ce temps glacial qui nous empêche d'écrire tant nos mains sont gelés, ou alors de ces professeurs qui ne répondent même pas à vos bonjours dans les couloirs de la fac, ceux la même qui s'absentent régulièrement sans avoir la décence de nous prévenir pour nous éviter les tracas quotidiens de transport .Non je crois que j'ai trouvé , on me parle de ce respect , quand vous devez courir derrière un professeur ou un chef de département, pour qu'il ou elle veuille bien vous accorder de son précieux temps pour écouter votre problème, trop occupés à s'occuper des vrais problèmes ceux de personnes importantes avec lesquels vous êtes sur de faire des affaires juteuses.
J'ai du dégout pour ces prétendus intellectuels qui au nom d'un doctorat ou d'une maitrise quelconque se permettent de vous rabaisser. L'étudiant n'est il pas un être humain à part entière qui mériterait de l'attention et de la considération ;
FINALLEMENT MON SEUL TORD aura été de vouloir m'instruire, et peut être aussi d'être coquette ;
Le jour où l'on rétablira des conditions correctes pour pouvoir étudier dignement, ce jour la on me parlera de respect. Le rouge à lèvres et le fait de vouloir assister à un cours, ne sont que de regrettables diversions.

# Posté le dimanche 10 juin 2007 08:40

et un artiste s'en alla....

et un artiste s'en alla....
Kamel Messaoudi:


Cet homme à la silhouette élancée et à l'allure fragile, fut et restera encore la figure emblématique de la chanson chaabi ; à vrai dire d'un genre nouveau .
Marqué de cette virilité attachante ; le visage grave comme accablé par le poids de l'existence. C'est hélas le sort réservé à ces personnes. La sensibilité artistique, la sensibilité tout court, a cela même de dramatique, elle vous transporte vers des sentiers inconnus loin de la vie maussade des petites gens, mais vous noie par ailleurs dans une sentimentalité exacerbée qui fait de vous le porteur du fardeau de l'humanité.
Ses chansons sont une mise à nu, ou le lyrisme s'exprime sous sa plus belle forme ; ce sont les souillures de ce monde que le chanteur nous livre: l'hypocrisie, la jalousie, mais aussi ses espoirs, ses craintes et ses amours pour cette mère patrie et celui d'une Femme avec cette empreinte authentiquement algérienne ;
D'autres thèmes viendront se greffer à ses chansons comme l'islam, le paradis, el ghorba avec cette verve et cette recherche musicale dignes des plus grands mélomanes.
Ses chansons, sont aussi une sorte de refuge pour les âmes vagabondes, pour ceux qui pensent que leur place est ailleurs, cet ailleurs fantasmatique.
Kamel Messaoudi est mort, mort avant qu'il n'ait connu ce qu'est devenu l'Algérie , ce qu'on en a fait , même s'il entrevoyait les prémisses d'un abime.
Il serait vain de résumer la personne de Kamel Messaoudi en ces quelques mots mais je dirai qu'à sa personne s'entremêlent humanité et fragilité tintées d'une douce mélancolie.

Qu'il repose en paix, lui et tous les grands hommes qu'ait connus l'Algérie.


(il a deux chansons qui ont un effet dévastateur sur moi/
Fra3ek khalastou bedmou3 (traduit vulgairement J'ai payé ta séparation avec des larmes)
Khaliha ta3mel mabrat (laisse la faire ce qu'elle veut)

# Posté le dimanche 10 juin 2007 08:37

délire nocturne

C'est drole, c'est de sa mélancolie, de sa detresse et de ses angoisses que l'on trouve l'inspiration. l'inspiration de koi et pourkoi je ne sais pas.
je me sens mélancolique une fois de plus, une fois de trop, hélas pas la dérniere.
Je défie la vie moi une mortelle de cire ou de verre, le temps se dérobe à moi, l'espoir se fait et se défait, il se délecte de qqs rares notes de légreté ,
j'aime un homme, je le désire j'aime ses défauts sa mauvaise foi, je brave mes nuits avec une tourmente et une gravité silencieuses et dignes.
On peut vivre entourée d'une famille, sans aucune attention de leur part, peut être faudrait-il un déluge pour qu'ils comprennent que vous êtes complexe et fragile, que chaque parole et chaque geste contribuent d'avantage à un divorce désormais consommé.
Alger et mourir, Alger ni belle ni rebelle , devenue ombre de son ombre.
J'aime lorsque mes larmes humectent mes lévres. De quelle couleur sont me lévres?- je ne sais plus je sais seulement qu'elles brulent de désir et de vie.
Je ne me sens pas la légitimité d'être malheureuse et pourtant...J'aimerais tirer ma réverence , suspendre ma déstinée, apaiser ce qui me brûle.......
Je ne veux pas de palliatif ni de paradis artificiel , je veux me laisser tomber et vivre du souffle de mon homme
J'aimerais saisir la portée de mon chaos, suivre le cours de mes pensées hybrides.....
J'avance effrayé, me frayant un chemin entre les fous , les noirs, les roses, et les draps blans immaculés
Je suis folle, folle de croire que l'on peut être heureuse.

# Posté le dimanche 10 juin 2007 08:30